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vendredi 4 décembre 2009

Sous le soleil de décembre, exactement

Aujourd'hui, j'ai fait grasse mat' !
J'avais ouvert un œil à 6 heures et hop! je m'étais retournée ...
Pour émerger à 10h30.
Et constater que le ciel était bien bleu et le soleil avait sa lumière blanche des jours d'hiver comme celui d'Austerlitz.
Enfin c'est ce qu'on raconte à propos de la bataille du même nom où Napoléon a remporté une victoire un 2 décembre de 1805 (ou plutôt le 11 Frimaire de l'an XIV).



(Euh non, non, je ne suis pas bonapartiste du tout, mais ça fait partie de la mémoire collective.)

Je suis sortie faire un tour aux plus belles heures de la journée entre midi et 3h de l'après-midi, les lunettes de soleil sur le bout du nez. Telle une star voulant passer incognito.

Et je me suis payé une remontée de l'Avenue des Champs-Elysées.
Avec surprise j'ai constaté qu'un marché de Noël était installé aux alentours du rond point. Entre le bruit des manèges, l'odeur de tartiflette, de la bière, de la barbe à papa, des pommes d'amour et des marrons grillés, on trouvait un peu de tout: des bonnets en polaire, des bijoux fantaisie, des tours de magie, des marchands de miel, des pulls péruviens et des casse-têtes chinois en bois précieux; j'ai craqué pour une dégustation de foie gras. J'ai découvert un stand tenu par des québecois qui vendaient des canneberges, du sirop d'érable et des biscuits. Et là je n'ai pas résisté ... à une boîte de sirop. Trop bon!

Au cours de cette balade, j'ai croisé pas loin de 10 Pères Noël!!! dont on devinait les boutons d'acné sous la fausse barbe. Vraiment on les recrute de plus en plus jeunes au fil des années.
Comment un enfant peut encore croire au Père Noël alors qu'il en croise partout? et que sa tête ressemble à celle d'un grand frère déguisé?
Me semble que dans le début des années 60, ils étaient moins nombreux et qu'ils avaient des rides. Mes souvenirs sont peut-être embellis hein? ... Mais le merchandising n'avait pas encore été inventé ;-)

Avant de rentrer à la maison, je suis passée à la pharmacie et j'ai fait preuve d'une attitude qui montre bien que le traitement agit. Je n'ai absolument rien dit à une femme qui m'est passé sous le nez, parce qu'à force de manœuvrer la poussette de son nouveau-né entre les rayonnages, elle avait réussi à se placer à mes côtés. Et elle s'est dirigée d'une traite vers l'employée qui arrivait avant que j'ai eu le temps de dire ouf. Et j'ai gardé mon calme. Pas piqué la moindre gueulante! Pas le moindre battement de cœur intempestif de ma part.
Self contrôle au top! exceptionnel!
Parce que moi et mon 1m56, nous avons déjà tapé sur la main d'un voleur à la tire ...pris la main dans le sac d'une femme aux heures de pointes sur un quai de métro. Mon regard a dû lui scier les pattes! Il a juste dit: "euh je relaçais ma chaussure". Comme quoi je peux vivre dangereusement en étant impulsivement réactive!

Ce n'est pas pour autant que je l'excuse. Je me suis simplement fait la remarque, que j'aurais pu partir avec la poussette et le bébé dedans sans qu'elle s'en aperçoive et qu'elle était inconsciente. Elle était bavarde, anxieuse, fière de sa nouvelle maternité, et rien d'autre ne comptait. J'ai connu sa vie en 5 minutes! Et j'ai pensé à ce bébé et au futur petit garçon qui allait sans doute en pâtir.
Ai-je lu trop de thrillers médicaux, mais j'ai imaginé un syndrome de Münchausen par procuration sous-jacent! Je sais que c'est rarissime, mais je trouvais des signes prédictifs éloquents.




jeudi 12 novembre 2009

Scènes de la vie quotidienne un jour d'automne


Au programme ce matin: une balade de 2 heures jusqu'au Jardin du Luxembourg dont j'ai fait le tour et où j'ai fait plein de zigzags en prenant les allées les plus désertes.
Ca sentait bon l'automne, la terre était humide et les feuilles mortes nombreuses. Les abeilles étaient dans leurs ruches, les poiriers prenaient leur tenue d'hiver, les lycéens se regroupaient dans leurs coins habituels. Je me suis mêlée à eux pour me débarraser d'un pervers bedonnant qui me suivait.
En faisant une pause sur un banc face à la statue de la marquise de Sévigné, j'ai compté le nombre de passages des joggers invétérés.
J'ai croisé les adeptes de la gym chinoise en plein exercice; personne ne jouait à la pétanque, mais les courts de tennis étaients tous occupés.
Des nounous employées par les BOBOS du coin surveillaient d'un oeil les exploits des rejetons courant de la balançoire à la cage à grimper en passant par le tobogan.
Et j'ai vu un mec en tenue de foot qui comptait ses pas en faisant le tour d'une pelouse; je ne sais pas s'il s'est arrêté! Il semblait parti pour un mouvement perpétuel.
Deux mamies avec un masque en bec de canard faisaient des mots croisés près de la fontaine.
Le kiosque à musique était désert.
Comme toujours j'ai été époustouflée par les perspectives que l'on peut avoir à chaque coin du jardin, que ce soit sur la tour Montpatnasse, le Panthéon, l'Observatoire  ou le Sénat.
En sortant du jardin j'ai louché sur la vitrine de chez Daloyau .. et non, non je n'ai pas acheté de macarons!
J'ai fait une halte sur le pont au Change; aujourd'hui il n'y avait pas de mouettes au-dessus de la Seine.
En arrivant dans ma rue, une jeune fille m'a remis une invitation pour une dégustation de fromages suisses qui avait lieu dans un bistrot/galerie. Et j'ai goûté à tout: Appenzehl, Emmenthal, Fribourg, Gruyère, Tête de Moine, Vacherin, fromage à raclette, etc etc! Ca m'a économisé un déjeuner ;-) ... je me suis régalée. Et chacun des "dégustateurs" échangeait son point de vue, l'ambiance était chaleureuse.

Si demain il fait beau ...peut-être tenterai-je les Buttes-Chaumont.

PS: pour les "outre-atlantique", la taille de ce jardin vous ferait rire si vous avez l'habitude des balades au Mont-Royal ou au parc Lafontaine ;-)

samedi 31 octobre 2009

Jeudi, Vendredi, Samedi ...

Jeudi, je suis allée à la mairie,  je me suis arrêtée au BHV sans rien acheter et j'ai bavardé avec mon alter ego du bout du monde. J'ai dormi dans l'après-midi et j'ai eu des nouvelles de 2 de mes Dom.

Vendredi, balade en remontant vers la gare de l'Est. Il y a longtemps que je n'avais pas emprunté le Boulevard de Strasbourg un jour de semaine au milieu de la journée. J'ai été surprises de trouver une multitude d'ongleries / pose de nattes ressemblant à des usines, avec des chinoises derrière les comptoirs, travaillant sans lever le nez de leur ouvrage. Ça ne donnait pas trop envie d'entrer. Je ne suis pas chochotte, mais me semble qu'un lieu accueillant est plus propice à ce genre d'activité.



Il y avait aussi des bandes de black donnant l'impression de faire le guet, sans doute pour pouvoir tranquillement dealer. Un mec d'origine africaine qui était posté à l'entrée d'un coiffeur m'a adressé la parole: Il voulait que je visite sa boutique située un peu plus loin, dans une petite rue. Comme je lui ai dit non, il a commencé à marcher à mes côtés. Direct, il m'a demandé mon numéro de téléphone parce qu'il me trouvait belle! On entend vraiment n'importe quoi!!! Les yeux encore bouffis de larmes, pas maquillée, en jean et chaussures de rando, je n'avais rien d'une Eva Langoria prête pour un rendez-vous galant!


je ressemblais plutôt à ça (sans les bâtons):



Heureusement, le passage Brady est resté tel que je le connais depuis 30 ans: restaurants indo-pakistanais, épiceries de produits exotiques et barbiers.


J'ai fait un détour pour passer devant le New Morning, où je suis allée très souvent écouter du jazz ou de la salsa.

J'y vais moins souvent car je ne supporte plus les 40 ° C  qu'il fait à l'intérieur au bout de 2 heures de concert.

Puis j'ai pris la rue Saint-Denis pour revenir à la maison;  connue non seulement pour ça:


mais aussi pour ça:


 A 13  heures, elle est grouillante de monde cette rue. Les fastfood sont bondés et des messieurs l'air très sérieux, avec leur attaché-case à la main, sortent des sex shops en espérant passer inaperçu.

J'ai voulu reprendre le tri abandonné quelques jours plutôt, et à nouveau une tristesse  infinie m'a envahie. Alors j'ai arrêté. Pas envie de 4 heures de larmes à nouveau. Un jour, je serai bien prête pour affronter ça!

Et aujourd'hui j'ai joué la bricolo! Tournevis à la main, jurons à la capitaine Haddock, j'ai réussi à poser des équerres pour consolider les pieds de mon canapé. Me reste à mettre du mastic sur les vitres des fenêtres, on verra ça un autre jour!

dimanche 25 octobre 2009

Les petits riens, ... ça fait un grand tout!


L'amie partie en vacances à Zanzibar est rentrée hier: "She is petting the fire!". Chose incroyable elle est tombée à l'aéroport de Roissy, nez à nez avec une copine originaire de Lyon qui elle rentrait d'Indonésie ou de Thaïlande. Le monde est petit.


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Hier soir j'ai regardé Ushuaia sur TF1. Nicolas Hulot m'énerve un peu ... mais il y a toujours de magnifiques images, et on peut découvrir des sites de toute la planète qu'on ne verra jamais en vrai.
On s'est baladé du Mexique au Panama. J'ai appris que Chihuahua n'était pas seulement le nom d'un chien minuscule ... mais aussi le nom d'une ville et les montagnes autour sont majestueuses.

Et les mineurs qui creusaient ont eu la surprise de tomber sur ça! Des cristaux de gypse gigantesques.


Le petit truc rouge sur la photo de droite c'est un homme ... juste pour avoir idée de la taille es colonnes.

Et en plongeant dans les abysses du Pacifique, là où la lumière ne va pas ... on croise des animaux étranges translucides.



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Durant ma balade quotidienne, j'ai profité  que les quais étaient fermées aux voitures (c'est Dimanche), pour longer la Seine jusqu'à la Concorde. Les mouettes étaient nombreuses. Les chevaux de la Garde Républicaine étaient passés avant moi. Ça fleurait bon la campagne.
Le bassin octogonal des Tuileries était couvert de cymbales argentées et dorées et le grand bassin rond entouré de grandes têtes argentées souriantes ou faisant la moue qui faisaient le bonheur des enfants.

En traversant la cour carrée du Louvre, je suis tombée sur le préfabriqué de la:

http://www.fiac.com/themes/default/img/logo.jpg
Amateurs d'Art contemporain, arrêtez-vous un instant;

Si vous êtes curieux vous pouvez vous rincez l'œil ici:
ou ici:

Moi j'avoue franchement que je ne comprends pas tout et que je n'aime pas tout non plus!:-p

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Pour le goûter, passage au salon de thé où j'ai dégusté un muffin aux myrtilles.

Et je suis rentrée vite car aujourd'hui il fait nuit à 18 heures, changement d'horreur oblige! Vivement le dernier week-end de Mars!!!

Oups! j'ai écrit horreur au lieu d'horaire! Lapsus révélateur ...

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Citation [du jour]

La solitude est le fond ultime de la condition humaine. L'homme est l'unique être qui se sente seul et qui cherche l'autre.


C'était un homme sage!

Toutes les citations

jeudi 22 octobre 2009

Une journée palpitante!!!

Levée à 10 heures, je me suis préparé un petit-déjeuner copieux, style brunch. J'ai traîné un peu et ai ouvert l'ordinateur pour avoir les dernières nouvelles des uns et des autres. Et comme le ciel était bien bleu et le soleil encourageant, j'ai mis mes chaussures de marche et entamé une traversée zigzagante des 3ème et 4ème arrondissements.

Avec pause sur un banc ensoleillé de la place des Vosges, un arrêt au Monoprix de Saint-Paul et un détour par la place du Marché Sainte Catherine.
Boulevard Beaumarchais j'ai admiré toutes les Harley Davidson en exposition. J'ai aussi noté l'adresse d'un artisan proposant des cours de peintures sur bois. Et en passant devant les agences immobilières, j'ai rêvé de pouvoir me payer un 60 m2 (minimum) dans un un hôtel particulier avec jardin à un prix équivalent à quelque chose comme 25 à 30 années de salaire.


De retour à la maison 2bonnes heures plus tard, j'ai fait leur fête à un yaourt 0% et une pomme, passé deux coups de fil.
Et j'ai pris un livre en m'installant confortablement sur le canapé.
... Et qui a ouvert les yeux à 18 heures passées?

dimanche 13 septembre 2009

De la rive droite à la rive gauche: Pourquoi ce titre?

Dans un premier temps, je dirais que si j'ai choisi ce titre, c'est parce que tous les jours je traverse la Seine: depuis près de 30 ans, j'ai toujours habité rive droite et travaillé rive gauche.
Mais vous vous douterez bien que les raisons de ce choix cachent autre chose. Ceux qui connaissent Paris savent qu'historiquement il y a dualité entre les deux rives, comme entre le blanc et le noir, comme entre le yin et le yang, comme entre l'anion et le cation; des caractères opposés qui s'attirent et se repoussent. Comme en chacun d'entre nous, j'imagine.
Comme moi qui me sens parfois "ni tout à fait la même ni tout à une autre".
(je me permets de citer un grand poète nommé VERLAINE : Mon rêve familier -Poèmes saturniens/melancholia VI 1866).

Sans remonter très loin dans l'histoire de Paris, on en a la caricature suivante:
• Rive droite
- La butte Montmartre, ses peintres au XIXème siècle et ses chanteurs de rue avoisinant les quartiers réputés pour leurs maisons closes.
- Ses quartiers populaires : la Goutte d'Or, Ménilmontant, les Batignolles, etc
- Les Halles et sa soupe à l'oignon de 5h du matin.
- Son quartier des affaires entre Opéra et Bourse.
- Les Champs Elysées -paraît-il plus belle avenue du Monde- et les quartiers riches qui l'entourent.
Edith Piaf, Maurice Chevalier, Toulouse-Lautrec sont des "rive droite"


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/48/Get_lautrec_1894_salon_in_the_rue_des_moulins.jpg/300px-Get_lautrec_1894_salon_in_the_rue_des_moulins.jpg
• Rive gauche
- Montparnasse,  ses peintres (beaucoup plus intellectuels ceux-là) et ses beaux immeubles de l'époque Art déco.
- Saint-Germain-des-Prés et ses intellectuels qui ont rendus certains lieux mythiques, avec ses zazous de l'après-guerre (la seconde guerre mondiale) et ses caves où on jouait du jazz.
- Le quartier latin, ses Universités et ses Grandes Ecoles.
- La Butte aux Cailles qui a été  ongtemps un village puis  est devenue zone industrielle grâce à la rivère appelée La Bièvre (pas la peine de la chercher elle est enterrée depuis des lustres), et a désormais un charme très particulier.

http://expositions.bnf.fr/sartre/images/3/099.jpg
Répétition du Désir attrapé par la queue chez Picasso

16 juin 1944. Photographie, épreuve aux sels d'argent. 23 x 18 cm
BNF, Estampes et Photographie

Cette photographie a été prise le 16 juin 1944 dans l'atelier de Picasso, 7, rue des Grands-Augustins, à Paris, où, pour les remercier et les faire photographier par Brassaï, l'artiste avait invité tous les participants à la première lecture du Désir attrapé par la queue, la farce théâtrale qu'il avait écrite du 14 au 17 janvier 1941. Cette lecture avait eu lieu le 19 mars dans l'appartement de Zette et Michel Leiris avec la participation de l'intelligentsia parisienne. Debout, de gauche à droite : Jacques Lacan, Cécile Eluard, Pierre Reverdy, Louise Leiris (Les Deux Toutous), Zanie Aubier (La Tarte), Picasso, Valentine Hugo, Simone de Beauvoir (La Cousine). Assis : Sartre (Le Bout rond), Albert Camus (metteur en scène), Michel Leiris (Le Gros Pied), Jean Aubier (Les Rideaux) et Kazbek, le berger afghan de Picasso. Ne se trouvent pas sur cette photo : Dora Maar (L'Angoisse Maigre), Germaine Hugnet (L'Angoisse Grasse), Raymond Queneau (L'Oignon) et Jacques Bost (Le Silence). Né en 1899, Brassaï, le photographe d'origine hongroise, avait rencontré en 1932 Picasso, qui lui avait demandé de photographier ses sculptures en Normandie et dans l'atelier de la rue de La Boétie. Il devait lui demander un nouveau travail dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins de 1943 à 1946. Brassaï a réalisé un grand nombre de photos de "Picasso à l'atelier", notamment en 1939, pour le magazine Life.


En restant schématique, on a une vison en général d'une rive droite "populeuse" et d'une rive gauche "intellectuelle de gauche". Ca reste encore vrai dans l'ensemble.
Les choses évoluent pourtant. 
La rive gauche reste intellectuelle de gauche, mais devient riche et on y trouve des "bobos". 
Les quartiers populaires, voire miséreux du Nord de Paris sont réhabilités. Envahis désormais par une classe qui n'existait pas auparavant les nouveaux intellectuels de gauche "devenus pauvres", en majorité des enseignants de la fonction publique par exemple.
Et oui! actuellement Paris se vide de ce qu'on appelle "les professions intermédiaires", qui n'ont plus les moyens de vivre dans Paris. Soit il y a des gens avec très peu de revenus dans des logements dits "sociaux", soit des personnes avec des revenus beaucoup plus important que ce que n'accorde la fonction publique, même à des personnes qui ont fait des études supérieures.
Donc je "ballotte" entre rive droite et rive gauche. 
Dans le début des années 80 je vivais dans le XVIII ème arrondissement, habitant un deux pièces dans un immeuble pourri envahi par les cafards: une porte d'immeuble inexistante, un escalier tout de guingois, des familles qui laissaient pleurer leurs enfants dans le noir du palier et en-dessous de chez moi un bistrot dont le juke-box passait jusqu'à des heures indues "Au Nord, y'avait les corons", "Gabrielle" et les premiers airs de raï.
Lorsque je retourne me balader dans mon ancien quartier, je vois que les immeubles ont été restaurés en majorité: les digicodes sont apparus même là-bas (jeu de mot que vous ne comprenez pas c'est sûr!!! Ma rue, c'était la rue Labat).  Le quartier a affirmé son côté cosmopolite, il est devenu plus Afrique Noire qu'Afrique du Nord, et une visite dans le coin me procure un certain dépaysement. Mais je ne retournerais pas vivre là. Trop de bruit, trop de monde, alors que je recherche la quiétude désormais.
J'ai eu la chance de pouvoir m'installer, toujours sur la rive droite,  dans le IV ème, à une époque où cet îlot se métamorphosait: Partout s'ouvraient des galeries d'art, on y trouvait des restos et des boîtes "branchées", à la mode. Mais j'y ai perdu en surface habitable! Le quartier est devenu un peu "bobo". 
Puis le Marais et ses environs sont devenus le lieu de prédilection des gays. Même l'ancienne rue des Rosiers, le fief de la communauté juive de Paris disparaît peu à peu: de nouvelles boutiques, de nouveaux restos, une autre ambiance. Et des prix qui montent en flèche.
J'aime ma rue, étroite, avec ses bâtiments du XVI ème et du  XVII ème siècles, elle a gardé son côté petit village malgré tout. 
Et j'aime le quartier de Port-Royal / Denfert où je travaille. C'est ma campagne! Le jardin du Luxembourg est à 5 minutes, les avenues sont larges et bordées d'arbres. Je me ressource rive gauche! 
Et je rêverais d'y habiter à cause de la notion d'espace qui a enfin un sens!
Mais ...restons les pieds sur terre! je ne gagnerai pas au loto (vu que je ne joue pas) et je ne trouverai pas un mec riche (vu que je ne cherche pas).
Mais j'y arriverai peut-être à mettre Paris en bouteille non???

samedi 29 août 2009

Mes amies quittent Paris

Depuis des années je "perds" mes amies. Elles ont le goût du voyage!
Je me souviens qu'en 1981,  j'ai pleuré à chaudes larmes sur le quai du RER, en disant adieu à C qui allait s'envoler pour la Guyane rejoindre son nouveau mari en compagnie de sa fille M âgée de 11ans. Il faisait son service militaire dans la coopération et était pour 3 ans prof à Kourou. Elle a mis son appartement à louer et elle a fait ses valises. Elle avait déjà quitté un pays pour la France une dizaine d'années auparavant. Elle allait à nouveau construire quelque chose ailleurs.
J'ai mis des jours à me remettre de ce vide qu'avait crée son départ. Il faudrait attendre 4 ans avant que, par le plus favorable des hasards, je parte à Cayenne travailler 3 semaines. Et je l'ai retrouvée dans un nouveau décor, avec un autre mec et 2 nouveaux enfants D et H. Deux bambins qui se suivaient à moins d'un an d'intervalle, dont la maman semblait un peu fatiguée. Il y avait les couches et l'adolescence de son ainée. Un sacré boulot. Plus la chasse aux poux d'agoutis (pouark). Et un compagnon qui m'a semblé un peu trop jaloux, un peu impressionnant et parfois énervant, très possessif à l'égard de sa fille D.
En 1986, Domtom quittait Paris pour la Haute Savoie; cette amoureuse de la montagne n'a pas résisté à l'appel des cimes quand l'opportunité d'un boulot dans un centre de vacances s'est présentée. Adieu Domtom, nos restos et cinés hebdomadaires, on se reverra à nos prochaines vacances! La tristesse était là, mais les Alpes moins loin que la Guyane.
Depuis 10 ans, il y a eu une inflation avec les départs à la retraite des baby-boumeurs. L partage sa vie entre Madagascar (son pays) et la région parisienne, Ch entre la Dordogne et les Yvelines et J s'est installée dans un coin perdu dans la verdure de la Creuse.
Et puis il y a D qui après une année passée à la recherche d'un travail correspondant à ses compétences et ses désirs part dans quelques jours pour la Lorraine. Finies les sorties dans les restos du quartier avec elle; heureusement avec le TGV, elle ne sera qu'à 1h30 de Paris. ... Week-ends en perspectives!
Quant à C, ma guyanaise-sicilienne, elle est revenue en métropole quelques années. H est née en Corrèze. J'y ai passé quelques bons moments! Et après de difficiles années, dans la nature mais sans revenus ou presque, elle a quitté son 3ème mari et a pris la décision de tout recommencer en Guyane. Elle vit à nouveau à Kourou. Si les moustiques ne m'aimaient pas autant et si je supportais mieux ce climat quasi équatorial, j'y serais déjà allé. Elle semble s'ennuyer un peu dans une vie un peu trop conventionnelle auprès d'un compagnon insuffisamment fantasque pour elle.
Il y a N, qui n'a jamais quitté Paris et pourtant c'est peut-être elle dont je suis la plus éloignée dorénavant. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle épouse un mec aussi caractériel, charmant lorsqu'il veut séduire et abominablement violent parfois. Pourtant c'est une amie chère, qui ne s'est pas fâchée, lorsque je lui ai dit que je ne voulais pas être témoin à son mariage parce que je ne pouvais cautionner, non pas une union pour cause de future naissance ... mais un mariage dont le but était principalement que le "futur" puisse obtenir la double nationalité américaine + française.
Si je décidais de quitter la capitale où pourrais-je bien choisir de m'installer ?
J'ai toujours aimé Rome, j'aimerais y passer quelque temps,
j'ai aimé Montréal et j'aimerais y passer quelque temps,
mais finalement ... je suis une vraie parisienne et je crois que je m'ennuierai de mon pays.

jeudi 27 août 2009

Dans mon quartier

J'avais juste envie de partager quelques photos prises au cours de mes balades, lorsque je joue les touristes à Paris.
A gauche, les sculptures dans la cour du Centre culturel Wallonie-Bruxelles 
  A droite, un charmant couple de musiciens le long des quais.




Un joli passage, juste derrière les jardins du Palais Royal.











Au fond, l'obélisque de la place de la Concorde sous un ciel nuageux de Septembre.



Un peu de verdure, c'est ce qui manque le plus à Paris!
  


Ce qu'il y a en trop grande quantité à Paris: des pigeons!!!!


Il faudrait que je vienne la nuit avec mon appareil photo, c'est magnifique sous les lumières.

 La vitrine de JCdC
 



 Juste à côté, il y a un café nommé le Comptoir où on sert un très bon mojito gingembre, .... mmmmmmhhhhm
L'arrêt de 38, c'est là que je prends le bus pour me rendre au bureau ... je suis encore côté RIve Droite
Et oui le dimanche midi, non loin de la préfecture de police, un SDF grille sous un 
soleil de plomb.








Celui-ci a préféré un coin ombragé près du Centre Pompidou



On n'avait pas encore inventé les plaques (ça doit dater du XVI ème siècle)
 
















A quelques pas de là,  l'art contemporain de la rue s'exprime!

samedi 1 août 2009

Premiers pas

Il paraît que j'ai fait mes premiers pas dans la neige, un jour de Décembre; j'allais avoir un an. Mes débuts en tant que "blogueuse" seront-ils aussi facile?
Je m'interroge … Comment va être cette aventure? Passionnante, je l'espère.
Voilà je suis en congés d'été depuis hier 19h00. Il était temps! Je vais passer quelques jours à Paris avant de retrouver la montagne. Plus de 20 ans que je passe au moins 10 jours en altitude l'été.
J'adore Paris, mais au bout d'un temps j'ai besoin de voir un horizon, un vrai! Et m'en mettre plein la vue! Admirer, respecter et souffrir dans la montée pour voir de l'autre côté comment c'est! Pour ça , … curieuse je l'ai toujours été et je le suis toujours!
Peut-être pour ça que je travaille dans la recherche. Et si j'ai fait des études de statistiques, c'est que j'étais prédestinée! Vous connaissez beaucoup d'enfants de 10 ans qui, pendant les vacances en Normandie, les jours de pluie , vont chercher l'annuaire et s'amusent à compter le nombre de personnes par commune dont le nom commencent par A, puis B, etc ???, en attendant de pouvoir aller à la chasse aux escargots.
Ca se passait avant que l'homme ne marche sur la lune! Youri Gagarine était connu mais pas encore Neil Armstrong.
Pourtant à 5 ans je voulais être danseuse, chanteuse ou coiffeuse comme la majorité des petites filles.
Aujourd'hui Paris est calme ..c'est le week-end du grand rush: les juilletistes croisent les aoûtiens. J'aime l'ambiance du mois d'Août à Paris. Demain matin s'il ne pleut pas et que je me lève tôt, j'irai faire une belle marche le long des quais.
Un voisin fait des exercices de piano avec un métronome depuis une heure ... il est temps d'aller faire un tour ... et pourquoi pas dans un bar à tapas?