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mercredi 13 janvier 2010

The world today is a mess!

 What you do, what you say. Has a lot to do in how you live today. What you want, and what you make, ( ... et ce tube date des années 70)




Au boulot:
Le nouveau lot d'étudiants en M2 commence à débarquer pour 6 mois. J'en connais déjà deux.
Le premier est un futur obstétricien qui a la même voix que Richard Anconina. Oué, je sais il y a longtemps qu'il n'a pas tourné ... mais sa voix est très caractéristique et tout en douceur. La deuxième est une jeune maman (et gynécologue): elle reprend tout juste une activité, le bébé n'a pas encore 3 mois. Et ce n'est pas la plus chanceuse parce que son responsable de stage passe à peine une fois par semaine ... le reste du temps il opère des endométrioses dans un CHU de la banlieue.
Enfin comme nous sommes tous très sympas, elle viendra me demander une aide technique sans souci, et comme M1 de l'an dernier a décidé de faire une thèse de doctorat, il est toujours dans l'Unité et lui sera aussi d'une aide précieuse même si leurs sujets d'études sont totalement différents.
Ca fait du bien de voir se remplir un peu les locaux de nouvelles têtes, surtout que les "vieux statiques" comme moi (ceux qui sont fixes, même les jeunes) ont le moral un peu en vrille ces temps-ci pour différentes raisons.
D a des soucis avec ses parents qui bientôt ne pourront plus rester chez eux, malgré des aides à domicile pratiquement 24h/24; et sa belle-mère est en service de réa après un infarctus: pronostic peu encourageant.
S commence a en avoir assez des difficultés qu'elle rencontre avec nos services administratifs: plus l'informatique prend de place dans la gestion et la comptabilité, moins les choses vont vite! Et je ne parle pas des jours où les programmes "beuguent": l'institut a payé une fortune une boîte qui a innové en faisant un logiciel sur mesure ... via Oracle ... qui n'a pas fait de miracles et depuis c'est la débâcle.
A n'arrive pas à avoir son permis de séjour et Bichon lui a interdit de venir travailler, parce qu'on ne pourra jamais le dédommager des heures qu'il a déjà faites.

Dans la neige:
Comme chaque année le pays se retrouve sans dessus dessous à cause de l'hiver: depuis le temps ... on devrait pourtant savoir s'y adapter!
Dès 1 cm, plus aucun gros camion n'arrive à circuler,
des élevages de poulets qui ne sont plus livrés dont les poulets vont mourir de faim,
des avions qui ne décollent plus,
des trains bloqués,
des chauffages qui s'emballent,
des toits qui s'effondrent
des vaches dont on jette le lait parce qu'impossible d'aller à la coop
... et des poissons d'eau douce qui doivent s'adapter à l'eau salée ou mourir, parce que ... c'est bien beau de vouloir faire fondre la neige avec du sel .... mais le sel ne fait pas que bouffer nos chaussures, il tue nos truites et nos brochets!

Au jour le jour:
Ras-le-bol d'entendre parler burka, identité nationale, réforme de la télé publique parce que c'est vraiment se voiler la face et accepter qu'une puce cache un éléphant!
La réalité c'est que le travail est tellement mal reconnu que même si tu bosses, tu n'arrives pas à te loger, à t'instruire et à manger.
Toutes les associations sont débordées.
Et pas un politique pour agir.

VOILA c'était la rubrique "le quart d'heure d'humeur" de la rebelle qui sommeille en moi

vendredi 4 décembre 2009

Sous le soleil de décembre, exactement

Aujourd'hui, j'ai fait grasse mat' !
J'avais ouvert un œil à 6 heures et hop! je m'étais retournée ...
Pour émerger à 10h30.
Et constater que le ciel était bien bleu et le soleil avait sa lumière blanche des jours d'hiver comme celui d'Austerlitz.
Enfin c'est ce qu'on raconte à propos de la bataille du même nom où Napoléon a remporté une victoire un 2 décembre de 1805 (ou plutôt le 11 Frimaire de l'an XIV).



(Euh non, non, je ne suis pas bonapartiste du tout, mais ça fait partie de la mémoire collective.)

Je suis sortie faire un tour aux plus belles heures de la journée entre midi et 3h de l'après-midi, les lunettes de soleil sur le bout du nez. Telle une star voulant passer incognito.

Et je me suis payé une remontée de l'Avenue des Champs-Elysées.
Avec surprise j'ai constaté qu'un marché de Noël était installé aux alentours du rond point. Entre le bruit des manèges, l'odeur de tartiflette, de la bière, de la barbe à papa, des pommes d'amour et des marrons grillés, on trouvait un peu de tout: des bonnets en polaire, des bijoux fantaisie, des tours de magie, des marchands de miel, des pulls péruviens et des casse-têtes chinois en bois précieux; j'ai craqué pour une dégustation de foie gras. J'ai découvert un stand tenu par des québecois qui vendaient des canneberges, du sirop d'érable et des biscuits. Et là je n'ai pas résisté ... à une boîte de sirop. Trop bon!

Au cours de cette balade, j'ai croisé pas loin de 10 Pères Noël!!! dont on devinait les boutons d'acné sous la fausse barbe. Vraiment on les recrute de plus en plus jeunes au fil des années.
Comment un enfant peut encore croire au Père Noël alors qu'il en croise partout? et que sa tête ressemble à celle d'un grand frère déguisé?
Me semble que dans le début des années 60, ils étaient moins nombreux et qu'ils avaient des rides. Mes souvenirs sont peut-être embellis hein? ... Mais le merchandising n'avait pas encore été inventé ;-)

Avant de rentrer à la maison, je suis passée à la pharmacie et j'ai fait preuve d'une attitude qui montre bien que le traitement agit. Je n'ai absolument rien dit à une femme qui m'est passé sous le nez, parce qu'à force de manœuvrer la poussette de son nouveau-né entre les rayonnages, elle avait réussi à se placer à mes côtés. Et elle s'est dirigée d'une traite vers l'employée qui arrivait avant que j'ai eu le temps de dire ouf. Et j'ai gardé mon calme. Pas piqué la moindre gueulante! Pas le moindre battement de cœur intempestif de ma part.
Self contrôle au top! exceptionnel!
Parce que moi et mon 1m56, nous avons déjà tapé sur la main d'un voleur à la tire ...pris la main dans le sac d'une femme aux heures de pointes sur un quai de métro. Mon regard a dû lui scier les pattes! Il a juste dit: "euh je relaçais ma chaussure". Comme quoi je peux vivre dangereusement en étant impulsivement réactive!

Ce n'est pas pour autant que je l'excuse. Je me suis simplement fait la remarque, que j'aurais pu partir avec la poussette et le bébé dedans sans qu'elle s'en aperçoive et qu'elle était inconsciente. Elle était bavarde, anxieuse, fière de sa nouvelle maternité, et rien d'autre ne comptait. J'ai connu sa vie en 5 minutes! Et j'ai pensé à ce bébé et au futur petit garçon qui allait sans doute en pâtir.
Ai-je lu trop de thrillers médicaux, mais j'ai imaginé un syndrome de Münchausen par procuration sous-jacent! Je sais que c'est rarissime, mais je trouvais des signes prédictifs éloquents.