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mercredi 6 janvier 2010

Cherche formation en gestion du temps et efficacité!

Juste un passage éclair!

Après les fêtes et les week-end prolongés, me voilà à nouveau replongée dans le quotidien du
1) j'aimerais bien me lever une heure plus tard, mais je ne peux pas à cause des séances de 60 min sous la lampe,
2) j'aimerais bien quitter le bureau vers 17h30, mais je pars toujours à 18h30 ou plus pour terminer un truc en cours,
3) j'amerais arriver à me préparer en 45 minutes le matin au lieu de perdre du temps à faire 4 allers/retours inutiles entre le placard et la salle de douche,
4) j'aimerais me rappeler où j'ai posé ce que je cherche au dernier moment,
5) j'aimerais arriver à faire tout ce que j'ai prévu sur le planning.

Mais:
1) je ne sais plus où j'ai rangé les chaussures "spéciales" neige et montagne,
2) j'ai 4 piles sur mon bureau et aucune ne diminue, et aujourd'hui j'ai compté 6 piles,
3) j'ai à répondre à des vœux ... et je n'ai pas encore fait une seule réponse,
4) j'ai envie de manger une quiche aux poireaux et au thon, mais j'ai la flemme de la faire,
5) j'ai envie de dormir maintenant ... et je vais tournicoter entre 11h ce soir et 2h du mat avant de trouver le sommeil




Vous connaitriez un truc qui marche gratuit?

mardi 29 décembre 2009

Huit jours de silence radio

Normal!
1) La gastro post vaccin m'a mise KO.
2) Je n'ai pas trinqué au champ' le 21 car encore nauséeuse.
3) Entre le 21 et le 24, j'ai flippé un max parce que je n'avais pas une invitation pour un mariage, comme l'an dernier ou un séjour à Djerba, comme il y a 2 ans, durant cette période, et que j'ai beaucoup trop repensé à mon neveu (j'ai même mis sa photo tout sourire sur FB).
4) Le 25 on était tous tristes.
5) Il y a beaucoup de copains parisiens partis en province dans leur famille
6) Une envie de rester blottie en boule en attendant un rayon de soleil.

Donc je n'avais pas la niaque pour partager ces moments-là.

Hier, j'ai un peu renâclé pour partir bosser, mais la journée a été agréable: il y avait du monde pour une semaine "entre fêtes".
J était de passage en France pour la période des vacances et elle bossait avant de repartir sur NY. Elle ne fait que passer depuis des années, son mari ayant été nommé à Varsovie pour 4 ans puis à New York pour une autre période de 4 ans.
G qui fait une année à Oxford, était là aussi.
Et il bouillait de colère (mais il m'a bien fait rire).
Entre les difficultés cumulées pour refaire des cartes d'identité: il vit depuis près de 30 ans en France mais est né à Beyrouth et il a dû fouiller dans les papiers de son père pour retrouver les certificats de naturalisation, son passeport français ou sa précédente carte d'identité ne suffisant pas. Déjà bien énervé, il a brûlé un feu ... à bicyclette ... et un flic était là! PV de 135 euros! Quand il est arrivé il ressemblait à un taureau prêt à embrocher le  picador! La fumée sortait des naseaux!



Il y avait aussi M2 qu'on ne voit plus puisqu'il a repris son cursus "normal" de médecin. Et il avait la mine boudeuse, dispute de couple oblige.

Bref le bocal était vivant! Et ça, ça fait vraiment beaucoup de bien!


samedi 19 décembre 2009

Vaccination J3 ...

Quelques améliorations ... encore un peu nauséeuse mais plus de vomissements!
N'empêche j'ai eu tellement de spasmes qu'au moindre rire qui pointe son nez, j'ai mal dans toutes les côtes.
Et malgré un traitement symptomatique de base, mes intestins tournent à vitesse grand V.
J'ai bien suivi tous les autres conseils: j'ai mangé du riz, bu son eau de cuisson salée, vidé une bouteille de coca CLASSIC (et je n'en bois jamais je n'aime pas vraiment) ... sans grands résultats.
Je suis KO ... et ma promenade du jour s'est limitée au local poubelles .

Je ne saurai jamais si cette gastro est liée à la vaccination ou non ... mais je suis contente d'avoir eu une vaccination en une seule fois ... sinon je n'aurais pas fait une 2ème dose.

De plus ma télé est en panne, j'ai raté ma série préférée et j'en ai assez de passer du bouquin aux mots-croisés et des mots-croisés aux jeux d'objets cachés sur l'ordi, via quelques allers/retours par la salle de bains.

Et je ne vais pas pouvoir aller fêter demain l'anniversaire de mon beau-frère.

Le pire pour lui, c'est qu'il va y avoir sûrement d'autres désistements soit à cause des transports en commun, soit parce que les amis qui habitent un peu loin ne vont pas oser faire la route ... de nouvelles averses de neige sont prévues et chez nous le déneigement à la québécoise n'est pas connu!
Si dans Paris tout a fondu puis gelé puis refondu, dans nos banlieues, la neige est restée.


J'espère que lundi j'aurais récupéré! Histoire d'avoir bonne mine le jour de mon anniv', même si je ne prévois un repas de fête!

Bon je retourne me vautrer sur le canapé (et écouter de la musique latino) ... sous des lumières tamisées.

jeudi 5 novembre 2009

Mais c'est quoi ce bordel!

Ce matin j'ai ouvert un œil vers 7h30. Le 2ème à 8 heures.
Hier soir j'avais mis la programmation "extinction de la télé dans 60 minutes" et je me suis endormie avant ces 60 minutes après avoir pris un comprimé pour dormir. Parce que je tournicotais depuis une heure sans arriver à trouver "MA" position et rejoindre les bras de Morphée.
J'ai le souvenir de m'être éveillée plusieurs fois dans la nuit, comme d'habitude. Mais je me souviens qu'à un des ces éveils furtifs, j'ai tâtonné vers le téléphone, le radio-réveil et la station météo. En songeant "mais qu'est-ce que je fous à chercher? et chercher quoi?". Me suis retournée et j'ai replongé dans le sommeil.
Une fois mes deux yeux bien ouverts, j'ai allumé la lampe de chevet, prête à me lever et à me diriger vite, vite vers la cafetière. J'aperçois alors le journal télé sur ma couette: normal je l'avais posé là avant de m'endormir. Et là, stupéfaction!!! UNE PAGE DU JOURNAL AVAIT ÉTÉ ARRACHÉE. La page 101/102 trainait à côté, un peu froissée. Et encore plus incroyable, cette page correspondait à un programme du mercredi. Alors que je suis sûre et certaine que j'avais fermé la revue avant de la poser.
Légèrement ébranlée, j'ai vérifié si, par ailleurs, tout était en ordre autour de moi. OUF! Je n'ai pas dû me lever et marcher en plein milieu de la nuit.

Y-a-t-il un  fantôme dans mon lit???


Ou bien y-a-t-il du Mr Hyde en moi???

Mais je n'aime pas du tout, mais pas du tout, ne pas me souvenir de ce que j'ai fait même en dormant!

Pourtant je n'ai pas fait comme Michel Blanc.
[dans Marche à l'ombre (1984)]


FAITES DE BEAUX REVES

mardi 27 octobre 2009

Quand je serai grande, je serai neurobiologiste pour mieux me comprendre!

Je sentais que ça mijotait depuis 2 jours.
Une espèce de contrariété permanente, une tristesse  sous-jacente, malgré des sourires et des rires. Parallèlement, ça faisait des jours que je me disais: jetons, rangeons, faisons place nette (des fois je compte pour deux :-p)!
Sans succès.
Rien ne bougeait.
Désastreux!
Puis ce matin je me suis levée pleine de bonne volonté et j'ai attaqué le tri.
Ça faisait à peine 15 min que je déplaçais les piles, quand j'ai senti une larme couler le long de la joue.
Je me suis assise au milieu des piles et j'ai craqué! Durant une heure.
Avec juste une interruption bienfaitrice quand j'ai eu mon alter ego du bout du monde en ligne. Une conversation réconfortante, qui m'a réchauffé le cœur et le corps. Comme quand on est en boule sous une couette moelleuse.
Mais j'avais à peine raccroché et remis le nez dans les piles que les larmes revenaient déjà. Deux heures durant je n'ai rien pu faire. A part vider la boîte de kleenex.

En jurant! Bordel de merde c'est quoi ce traitement à la con qui ne fait rien! Sauf des effets indésirables.
J'ai attendu que ça passe.
Et en attendant, je pensais, mais comment peut-on pleurer autant ???? En curieuse que je suis , j'ai fait une recherche sur Google et je suis tombée sur  ce site:



Voici un extrait du papier :

Qu'est ce que les larmes?

 ........ "La production des larmes peut varier en fonction de causes physiques, le vent ou le froid par exemple qui l'accentue, ou en fonction de l'humeur ou des émotions. La joie, la douleur ou une peine vont générer dans notre cerveau un ordre aux glandes lacrymales d'augmenter la production de liquide lacrymal qui va saturer les canaux naturels d'évacuation, déborder de l'oeil et couler sur le visage. Mais ce n'est pas tout, la composition du liquide lacrymal "d'émotion" n'est plus la même que celle du liquide lacrymal normal. Elle est renforcée en deux hormones, l'une, la leucine qui agit sur la douleur et l'autre la prolactine qui agit sur la production de lait(?).
C'est la présence de cette hormone qui exliquerait que les femmes, à partir de leur puberté, pleurent plus que le hommes !
Autre élement intéressant sur le role des larmes. L'ordre donné par le cerveau aux glandes lacrymales pour provoquer la production des larmes inclut une augmentation du taux d'antalgiques naturels qui aident à éliminer les toxines provoquées par le stress et l'émotion. Les scientifiques sont mêmes allés jusqu'à calculer que les pleurs réduisent la tristesse ou la colère de 40pct environ . Etonnant, non ?"......

 Fin de la citation!

Puis je suis allée me faire un thé orange + cannelle. Songeuse ... c'est vrai que je me sens apaisée. Presque sereine. Un peu comme après l'amour. Dans une espèce de bien-être douillet et un peu fatiguée. Sans aucune envie de reprendre le rangement.
Mais le cerveau en ébullition ... après avoir lu l'article.
Comme si je m'attendais à avoir une montée de lait!
Je savais que les anti-dépresseurs pouvaient avoir comme effet indésirable la galactorrhée par leur action sur la production de prolactine,  qui n'a jamais fait partie des effets indésirables que j'ai pu avoir. Mais je n'avais jamais fait d'association entre les larmes et la prolactine!
Grande découverte! (... Enfin à vérifier sur un site sérieux!)

En tout cas j'imagine maintenant  le système sympathique affrontant le système parasympathique, un hypothalamus qui chatouille la thyroïde, l'insuline qui se fait un shoot, pagaille à babord,  panique à tribord!
Si jamais on me faisait une prise de sang maintenant les médecins devraient conclure que je dois être rendue au stade extra-terrestre là!
HOUSE ramène-toi!!!!!


http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:lw3xmTF1lrjAWM:http://leselucubrationsdenatacha.files.wordpress.com/2009/01/dr-house.jpg

... J'ai bien remonté la pente quand même!

mardi 20 octobre 2009

Quand une protéine se dresse sur mon chemin!

Hier j'avais rendez-vous chez Gna. Pour faire un bilan à 5 semaines. Pas terrible le bilan. Moral en dents de scie et fatigue. J'attends encore deux semaines pour savoir s'il y a un mieux ... ,
"Sinon y a peut-être une protéine qui déconne" (sic Gna!).
Perplexe je dis :"Aaaah ... ... ...". (Pas très encourageant pour l'avenir ça).
Gna: "Et faudra rechanger de traitement alors; et là, ce sera long et progressif la mise en place, parce que la durée de demie-vie de la molécule est importante".
Moi: "Aaaah ... ... ... ". (Vraiment pas  encourageant pour l'avenir ça; chanceuse comme je suis, ça va rester coincé dans le gras pendant des semaines!).
Et je suis repartie avec un arrêt maladie d'un mois et un rendez-vous pris pour dans deux semaines.
En marchant jusqu'à la bouche de métro,  j' essayais d'imaginer la protéine qui allait me causer éventuellement du souci!
Vous savez à quoi ça ressemble une protéine vous? Bin voilà! On dirait du bolduc qu'on a fait friser en ressort autour d'un paquet cadeau! Siiiiiiiiiiiiiiiiii, Siiiiiiiiiiiiiiiii: REGARDEZ! une protéine ça ressemble à ça!





 

Et c'est une espèce de truc qui n'a pas d'allure qui pourrait empêcher le traitement d'agir comme il le faut??
A mon avis y a pas qu'une protéine, doit y avoir un amas de protéines!  Un amas de cristaux de protéines même! Je ne veux pas imaginer le bordel que c'est en ce moment dans mon cerveau.
En tout cas, bien contente de pouvoir être au calme pour me remettre et arriver à me ressourcer; parce que travailler sans pouvoir me concentrer bien, ce n'est pas facile; et j'avais déjà pris (et donc épuisé) 3 journées de RTT pour récupérer de la fatigue.
Enfin aujourd'hui tout va bien, je fais même de l'humour!

samedi 10 octobre 2009

Il est où le bout du tunnel?

Après plusieurs jours de moments de bonheur, patatra!
Comme un coup de grosse fatigue.
Imaginons une maison dont les fondations ont été mal conçues ... les murs de la maison, ils finissent par se fissurer non ?
Et là, je me sens comme le mur.
A ramasser à la petite cuillère.
Sans le mode d'emploi pour le reconstruire.
Dans une heure je sourirai sans doute, j'arriverai peut-être même à faire rire; pour le moment, je récupère à peine d'une traversée de pure tristesse, de pur malheur, comme on pense que seuls les enfants peuvent en avoir.
Le gros chagrin inconsolable.
C'est épuisant ces variations d'humeur incontrôlables.
Surtout ... ça ne permet pas d'avoir une vie "normale".
Me suis sentie incapable d'aller retrouver une amie de passage à Paris pour prendre un pot avec elle dans l'après-midi; quand elle m'a appelée, j'étais dans le creux de la vague.
Avec pour seule envie de me calfeutrer sous la couette, en essayant de faire le vide dans ma tête.
Et pourquoi j'ai choisi d'écouter des vieux tubes de Simon & Garfunkel, de the Mamas & Papas, ou de Billy Joel? ... c'est pas ça qui va me donner  un petit coup de fouet bénéfique! rien que le refrain d'Honesty", ça m'a achevée! Nostalgie quand tu nous tiens!
La seule chose qui m'a fait que du bien c'est aller marcher. Le problème, c'est que je me suis retrouvée au milieu d'une manif! Et que j'ai fui ce brouhaha aussi vite que possible pour réintégrer mon nid.

Depuis des années j'ai appris à vivre au jour le jour, sans jamais faire de projets sur le long terme. Vivant l'instant pour ce qu'il était, bon ou mauvais. Il faudrait peut-être que j'ose poser ma valise pour de vrai?

lundi 5 octobre 2009

De Bichon à ma mère!


Mercredi dernier, j'ai dormi une bonne partie de la journée. Mauvais signe ça! Jeudi, je me suis sentie assez en forme et suis allée travailler "normalement". Vendredi idem. Bichon qui n'avait fait que passer le Mercredi mais avait remarqué mon absence m'a dit soudain! "Allez viens, on va se fumer une clope!". Je l'ai regardé ébahie ... "Mais on est le 2 Octobre, pas le 1er???" Et lui d'ajouter: "Cette année ce sera le 1er et le 2 Octobre".


http://www.cesarine.org/avant/programmee/siege/siege-1.jpg
Depuis qu'on se connaît, il est "nicotineur". Il a été un gros fumeur, du temps de son externat, puis de son internat. Puis un jour il a dit: j'arrête! En se laissant deux journées par an de tabagisme fou, délirant, débridé: Le 1er Avril et le 1er Octobre. C'est, dit-il, cet espoir, qui lui permet de "rester sage" en mâchouillant le restant de l'année. Je ne sais pas comment il fait. Mais il arrive à respecter ce deal fait avec lui-même. Il lui est même arrivé de rester un an sans fumer, car le 1er Avril ou le 1er Octobre tombait par exemple un jour de congrès. Et il n'a jamais repoussé "sa date" de 24 heures. Alors comprenez mon étonnement Vendredi!!! Deux jours de folie consécutifs!!!


http://blogs.abc.net.au/photos/uncategorized/2008/05/09/793pxcigarette_smoke.jpg
Cette cigarette lui a fait plaisir, et lui a permis de me parler à l'abri des regards et des oreilles des collègues. Cette petite conversation nous a fait du bien.
Samedi, j'étais d'humeur morose et n'ai même pas eu envie de faire un tour à la "Nuit Blanche". Celui qui a inventé ça ne doit jamais avoir souffert d'insomnies! Et puis, franchement, les "on s'amuse", les "on ne dort pas" sur commande, je n'ai jamais aimé. Je m'amuse le jour où j'en ai envie ... et pour les nuits, j'attends plutôt impatiemment "CELLE" où je vais bien dormir.
Quant à Dimanche ...  et bien le coup de fil que j'ai passé à ma mère l'a bien gâché. OK c'est ma mère, OK c'est une vieille dame de bientôt 90 ans qui a de la difficulté à se déplacer mais qui ne perd pas la tête, OK!!! Mais ça n'empêche, elle fait tourner son monde en bourrique, notamment ma sœur puisque c'est elle qui habite le plus près. Quand elle m'a épuisée  avec l'énumération de ses bobos sans le moindre comment vas-tu, je suis en général, soit en colère, soit en larmes, voire les deux. Quand l'humour reprend le dessus... je la surnomme le Roi Soleil. Dire qu'elle pourrait être une dame charmante et cultivée et qu'elle nous pousse tous (mon frère, ma sœur et moi) à l'exaspération par ses trépignements d'enfant gâté.


http://www.ouest-france.fr/photos/2009/03/17/P952153D862049G_apx_470__w_ouestfrance_.jpg

samedi 19 septembre 2009

Le jour où … j'ai rencontré un ministre



C'était au Bénin.
J'étais en mission à Cotonou, dans le cadre d'un travail coopératif, pour la mise en place d'une étude sur la morbidité et mortalité  maternelles et néonatales au Bénin.
J'avais 30 ans, un air timide, des cheveux bruns raides et longs jusqu'au coude et je pesais 45 kilos. Une dégaine d'adolescente encore.
J'accompagnais une femme médecin aux cheveux grisonnants, responsable du projet en France, qui avait l'âge d'être ma mère.
C'était une expérience professionnelle nouvelle pour moi et la découverte de l'Afrique.
Les images, les odeurs, les bruits sont encore présents dans ma tête, intacts.

Je revois Cotonou, des rues bordées d'avocatiers, des scooters circulant dans tous les sens, le marché aux tissus où les femmes font la loi, des dispensaires dépourvus de médicaments aux carrelages écaillés et à la robinetterie rouillée, le bungalow de l'hôtel fréquenté par d'énormes cafards, des cours d'hôpitaux où les familles des malades préparaient à manger.

Je me rappelle ce visage à la Fernandel qu'avait  un des professeurs de l'hôpital de Cotonou, prénommé Eusèbe.

Et je me souviens de R, médecin et chercheur béninois me criant dans le combiné du téléphone du hall de l'hôtel "alors il paraît que tu as la chiasse, j'espère que demain tu te sentiras mieux". Je n'osais plus traverser le hall de réception après! Je vous le dis le Lariam ça évite peut-être d'attraper le paludisme! mais j'ai cru repeindre la salle de bain du bungalow. Fichtre! ce que j'ai pu être malade: nausées, vomissements, coliques, diarrhées; tout ça à cause d'une éventuelle moustiquette porteuse de palu?

Je revois la longue plage de sable blanc avec ses barques de pêche où les ados jouaient au foot.

Je revois des femmes marchant sur le bord des routes, avec de lourds fagots de bois posés sur la tête.

Je sens encore le contact sur ma peau d'une tenue de médecin stérile (là j'ai des doutes encore).

Je revois un nouveau-né prématuré dans une couveuse qui ne ressemblait à rien de ce que j'avais déjà vu. A-t-il survécu?

Je revois des femmes jambes écartées, allongées sur des tables d'examen disposées à la queue-leu-leu sans rideau de séparation entre chaque box.

J'ai encore le goût de ces boules de pâtes fermentées dont je ne me rappelle plus le nom, mais qui me rendaient encore plus nauséeuse.

J'ai le souvenir d'accueils chaleureux dans les familles.

Je me rappelle les matelas plastifiés des lits d'hôpitaux juste recouverts des boubous colorés des patientes, qui servaient de draps.

Je revois ma surprise lors de la visite du bâtiment "recherche" où un PC (msdos 3) bénificiait de la seule pièce climatisée  à l'hygiène irréprochable.

J'ai encore l'odeur des épices chauffés par le soleil vendus sur le marché faisant frémir mes narines.

 Surtout j'ai encore cette image de la visite organisée dans un ministère.

Je ressens encore le trac, puis un fort malaise à la limite de la peur,  survenu lors du face à face avec Mr le Ministre de l'Enseignement Supérieur.

Dans ce genre de missions, il y a toujours des rencontres avec les autorités.Et il faut être très diplomate lors de son speech devant les représentants du pouvoir. Heureusement ce n'était pas moi qui devais le faire! Je serais peut-être bien restée muette tellement j'étais tétanisée!

Imaginez la scène:

- Un homme grand et imposant en tenue de général debout sur une estrade de 3 marches où trônait son bureau.
(merde je dois dire quoi ???? Mr le Ministre? , mon Général ... pi zut c'est peut-être un colonel ..., j'ai donc attendu que mon ainée habituée à ce genre de situation parle pour faire pareil).
 - Un homme qui portait tellement de décorations sur son uniforme que je me suis demandée comment il enfilait sa chemise!
- Un homme qui n'est pas descendu de son estrade pour nous accueillir et nous saluer.Du haut de mes 1m56, je me suis sentie très mal à l'aise lorsque j'ai dû serrer sa main; j'avais l'impression d'un géant au regard courroucé qui aurait pu faire des miettes de moi.
- Un homme qui a prononcé un discours dans lequel on a bien senti qu'il ne fallait pas qu'on la ramène trop (message reçu, personne ne jouera au "blanc" qui sait tout).

- Moi de plus en plus tremblante, parce que franchement il commençait à me filer les jetons!
- Moi assise sur la moitié d'une fesse dans un fauteuil en cuir noir qui aurait pu accueillir trois "moi" au moment du passage "au salon" .
- Moi articulant tant bien que mal quelques mots lorsqu'il a fallu répondre à deux ou trois questions posées par ce géant noir paraissant dépourvu d'humour.
- Moi ne voyant pas arriver la fin de cette entrevue et égrenant les secondes avant de pouvoir reprendre ma respiration.

Puis enfin l'heure du départ a sonné.
Soulagement.
Ce n'est qu'après plusieurs kilomètres que je me suis sentie libre. Légère. Rassurée.
Ce jour-là j'ai pris un apéro de plus!





mardi 15 septembre 2009

Crise de la cinquantaine - Mythe ou réalité?

Voilà la question que je me pose aujourd'hui! 
Je ne sais pas s'il faut incriminer la pré-ménopause pour tout ... 
Mais  là, franchement!, c'est vrai que j'aimerais bien voir s'arrêter les bouffées de chaleur. Ça vous transforme un être humain en chose dégoulinante et fébrile passagèrement répugnante (pouaaaark).

http://www.amazon.fr/gp/product/images/2220055809/ref=dp_image_0?ie=UTF8&n=301061s=books
NON JE N'AI PAS LU !!! 


Comme je n'ai pas trop envie de prendre des hormones, ni de soja (résultats de différentes études pas super encourageants), j'essaie les gélules à base d'herbes en tout genre qui hélas, ne m'ont pas encore prouvé leur efficacité!
En tout cas, je trouve l'année des 51 difficile à passer! Même ce printemps je n'ai pas eu le regain d'énergie que procure la venue des journées plus longues. Et là, je me sens sur une mauvaise pente! Ce n'est qu'à partir de 15 heures que je me sens une envie de mordre la vie. Avant y a personne qui répond, comment va être l'hiver???  
Alors j'ai pris un RDV en urgence chez GNA. 
J'ai rencontré GNA lorsque j'ai fait une grosse déprime durant ma petite trentaine (et là il n'y avait pas de cause suspicieuse comme la ménopause). Le 3ème psy a été le bon pour moi et c'était GNA! Au moins, lui a su m'expliquer que certes j'avais des névroses à soigner comme 95 % des gens, mais qu'il y avait un mécanisme physique, biologique, chimique, qui faisait que mes ptits neuro transmetteurs étaient devenus faignants et que des médicaments pouvaient aider à ce qu'ils se remuent un peu. Et qu'il était important de savoir lesquels étaient défaillants pour choisir le bon traitement.
Donc j'ai recueilli mes urines pendant 24 heures et le lendemain j'ai traversé Paris en métro pour aller jusqu'à un labo, armée de bocaux, essayant de garder un air très naturel, comme si mon sac contenait des dictionnaires de latin! Avant je ne pensais pas qu'on pouvait éliminer une telle quantité en une journée.
Donc GNA a pu me trouver le meilleur traitement, en jonglant avec mes résultats d'analyses. Et j'ai entrepris des séances de psychothérapie, que j'ai interrompues parfois; j'ai essayé aussi les thérapies comportementales de groupe avec ce même GNA. C'est peut-être ça qui m'a fait progresser le plus: Me retrouver avec d'autres personnes ayant des problèmes différents, des souffrances différentes, des vécus différents, et partager beaucoup d'émotions fortes avec elles. Car nous connaissions tous  des situations différentes: le mec de 40 ans au chômage, la jeune fliquette inadaptée à un monde de mecs machos, la mère venant de perdre sa fille de 20 ans, la jeune fille originaire d'Europe du Nord (elle avait fait une tentative de suicide, mais je ne l'ai su qu'après les séances), le mec qui se disait en crise de la quarantaine, ... Du coup on se sent beaucoup moins seul à être dans la merde! Et j'ai appris à parler grâce à ce travail  de groupe.
Et d'années en années j'ai vu ou non GNA, en fonction de mon état. Maintenant quand je vais le voir, j'ai parfois l'impression qu'on se partage 50/50 le rôle soignant/patient, tellement on se connaît bien!
Dès le début il m'avait dit que j'avais une "fragilité" qui deviendrait chronique; il n'a pas eu tort. Régulièrement j'ai des phases de "découragement" entrecoupées de plus ou moins grandes périodes de "tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau ... et même si c'est faux, je fonce".
Et en ce moment j'ai du mal à foncer! Donc je vais aller voir GNA qui va sûrement trouver le traitement qui me conviendra.
Et je sais que j'ai besoin d'un traitement provisoirement. Parce que je commence à avoir du mal à vivre "normalement". Je hais ce mot, mais ça résume assez bien une tonne de choses: ne pas avoir trop d'émotions fortes qui coupent les moyens, ne pas dormir quand les autres vivent et inversement, et avoir de l'énergie pour entreprendre.
Et bien sûr quand on est dans cet état, on se pose des questions existentielles et on revoit tout Woody Allen. Mais à chaque phase de déprime on traverse ça, quelque soit son âge ou l'activité de ses hormones, qu'on soit "male or female".
Et celui qui ose dire que c'est une crise de la cinquantaine que je traverse, je lui rabats le caquet! 
Je veux bien dire ok pour les bouffées de chaleur, ok pour la perte de densité osseuse ( pi les cures de vitamine D, c'est pas fait pour les chiens hein?) ... mais que je déprime parce que j'ai 50 ans? ça non!
Déprimée certes, mais encore combattive! Non mais!!!!

mardi 25 août 2009

l'Unité ... Vivement la rentrée

Encore une journée manquant de mouvements dans l'Unité. Certains ont pris des vacances tardivement pour revenir juste avant la rentrée. Bref ennui + agacement au programme! Je serais bien mieux à travailler à la maison dans ces conditions, vu que pour le moment,  je suis la seule présente de l'équipe. En plus mal de crâne en fin de journée because peintures et travaux à l'étage, dans l'aile voisine. Il paraît qu'on va avoir à côté un service d'orthogénie. Ca va être moins joyeux que la maternité ou le service d'obésité pour enfants. Quelle femme a jamais  été heureuse de faire une IVG? J'espère qu'au moins l'équipe médicale sera sympa. Non pas que je vais travailler avec elle, mais autant avoir des voisins charmants.
Il y a intérêt à ce que la rentrée arrive et que l'Unité s'anime un peu. Même pas la présence d'un clinicien sortant de garde s'empressant de faire du café bien serré et en quantité pour garder les yeux ouverts et la pensée vive. Même pas une blague bien lourde style obstétricien (très différentes des blagues de pédiatres). Même pas une maman avec son enfant cherchant les consultations pédiatriques d'urgence. Même pas de téléphone qui sonne dans le secrétariat vide. Rien! Même M2-2 a dû s'absenter de façon impromptue pour donner un coup de main à sa grand-mère en détresse. Rien! Et ça se voit, ça s'entend!
Parce que depuis notre déménagement, il y a 3 ans, nos bureaux sont situés dans un ancien service d'hospitalisation de jour pédiatrique. Ca se présente comme ça: une pièce carrée centrale avec une grande table au milieu et des bureaux tout autour avec des portes vitrées à partir de 80 cm de hauteur. J'appelle ça le bocal, parce qu'au début j'avais l'impression d'être comme un poisson dans son aquarium, avant de m'habituer  à cette situation de voyeur dévisagé!
Du coup on voit tout, on entend tout, y compris le vide et le silence. Et en ce moment ça me fait flipper de me sentir seule au milieu de rien. Je crois que je perds des neurones faute d'échanges avec des gens civilisés.