Affichage des articles dont le libellé est éthique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est éthique. Afficher tous les articles

mercredi 9 décembre 2009

Encore une revue de presse: Le don de sperme une dynamite à retardement???

Je ne suis pas généticienne, mais je me demande comment une mutation peut arriver au cours de la vie. J'accepterais plus la réponse: à l'époque on ne pouvait pas décrypter tout le génome. Mais bon, à croire que nos gènes sont modifiables sans recours à une thérapie génique ... J'ai encore beaucoup à apprendre ;-).





« Un donneur de sperme américain contamine «ses» enfants »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien, qui explique qu’aux Etats-Unis, selon une information publiée dans le Jama, « un homme a transmis sans le savoir sa maladie génétique à 9 de ses enfants biologiques. Un cas qui pose question sur la sécurité des dons ».
Le quotidien précise ainsi que « sur les 24 enfants dont il est le «père», 9 sont porteurs d’une cardiopathie hypertrophique. […] Cet homme a donné son sperme régulièrement, pendant 2 ans, à une banque de sperme, en 1990 et 1991. A l’époque, il avait passé avec succès les tests requis en Amérique pour faire don de ses gamètes : maladies infectieuses, dont le sida, et certaines pathologies génétiques mortelles ».
Le Parisien constate que « ce n’est qu’en 2005 que les médecins ont découvert qu’il était porteur d’une mutation génétique responsable de cardiopathie. […] Sur les 9 enfants porteurs du défaut génétique, 3 ont déjà développé des symptômes de cette grave maladie ».
« L’un des enfants est mort à l’âge de 2 ans et les deux autres souffrent d’une cardiopathie hypertrophique depuis l’âge de 15 ans. Ils sont considérés, ainsi que leur géniteur, comme présentant un risque accru de mort subite », poursuit le journal.
Le quotidien s’interroge : « Une histoire similaire pourrait-elle avoir lieu en France ? Sur le plan médical, oui, répondent les médecins français ».
Le Dr Jean-Marie Kunstmann, du Cecos de l’hôpital Cochin (Paris), remarque que « la mutation génétique dont souffrait cet Américain s’est semble-t-il révélée plus de 10 ans après son don de sperme. Et même s’il avait été porteur de cette maladie au moment où il a donné ses gamètes, elle aurait pu facilement passer inaperçue en l’absence de symptômes ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
TSAVO PRESSE

jeudi 3 décembre 2009

Coucou, me revoilà, toujours rebelle

Plus de deux semaines de silence,
par manque d'imagination,
parce que ...  entre les larmes et les rires,
parce que reprise du travail et re-arrêt de travail,
parce que c'est la pagaille dans ma tête,
parce que je peux passer de la  plaisanterie à un état de contrariété démesuré, de la joie à une tristesse infinie,
et que, malgré les différents traitements essayés, je surnage à peine.

J'ai eu un déjeuner avec Bichon le boss mercredi dernier, moment fort sympathique, mais qui n'a pas résolu les difficultés que je rencontre parce que le monde change, que les réformes en cours peuvent me faire craindre le pire.

J'ai réussi sans difficultés  à passer de la carte perforée à MS-dos, puis de MS-dos à Mac, de Fortran à Basic et de Pastis à SAS puis à STATA. J'ai réussi, grâce à ma persévérance, à monter quelques échelons et réussir des concours.

Mais là, il y a un truc que je n'accepte pas, c'est qu'à force de ne pas remplacer les départs à la retraite et de privilégier les contrats à durée déterminée, j'ai l'impression de faire le bouche-trou entretemps et d'être "dépossédée" des parties de mon travail que je préférais. Moi j'appelle ça un transfert des compétences désastreux.

De voir qu'un Institut qui faisait souvent une recherche de meilleure qualité que les universités, va devenir un centre de gestion, de valorisation, de bases de données, soit disant pour plus de clarté par rapport aux autres pays (parce qu'a priori, les experts étrangers ont du mal à comprendre le système français) me désole;  désormais ce seront les universités qui vont faire cocorico.

Malgré de nombreuses lectures, je n'ai pas encore compris quel système allait être mis en place, la seule chose qui m'a semblé évidente, c'est que l'état allait prendre des directives et que la liberté individuelle du chercheur était menacée.

Alors voilà, je me sens comme un corps étranger dans une entité que je ne connais pas.

La mondialisation me fout les jetons et je hais cette évolution qui fait primer le gain aux dépens du bien-être de l'humain.

... Vive l'utopie!
Et non je ne veux pas manger des OGM qui font la richesse d'une entreprise.

A lire:
plaidoyer pour une interdiction- Le Monde diplomatique-2003


jeudi 20 août 2009

Lecture qui fait réfléchir

provenance de la photo:
http://www.chu-nantes.fr/images/photos/0005/img_1219070749300.gif



Pendant cette dizaine de jours de vacances, j'ai lu un des derniers thrillers médicaux de Robin Cook, un des grands maîtres en la matière!
D'abord j'ai suivi les balades à vélo en plein Manhattan d'un des deux héros, traversant Central Park à ses côtés. Puis je me suis accrochée à l'intrigue, revêtant le rôle de la légiste qui veut trouver l'origine de ces morts en série inexplicables survenues au Manhattan General Hospital.
Très vite j'ai découvert, bien avant le dénouement, que la compagnie d'assurance maladie était impliquée. Mais de là à imaginer que ces morts découlaient d'une forme d'eugénisme permettant aux compagnies d'assurances de se mettre de l'argent dans les poches!
Supposez que votre ADN soit porteur d'un gène "défaillant", multipliant par 50 votre risque de développer une maladie jugée "coûteuse", vous êtes jeunes et en bonne santé et vous vous retrouvez soudain sur un siège éjectable, direction l'ultime voyage! … un conseil: gagnez au loto ou bien relisez votre contrat d'assurance et changez de compagnie.

C'est vrai que le système américain n'a rien de commun avec notre régime de sécurité sociale "à la française" qui, jusqu'à peu même s'il était déficitaire, avait le mérite de donner accès aux soins d'une manière égalitaire ou presque.
Mais attention, tout culbute, avec cette course mondiale aux profits; nous sommes déjà sur une pente dangereuse encouragée par notre gouvernement. Evident qu'il fallait réglementer pour éviter les abus du côté patients comme du côté soignants: surconsommation médicamenteuse, congés maladie non fondés, fraude, etc.
Mais permettre à des sociétés privées ou publiques (assurances, cliniques privées, hôpitaux, médecins de ville et autres métiers paramédicaux) de faire des bénéfices monstrueux en ce qui concerne notre santé me semble immoral et contredit une notion de "bonne" Santé Publique.
Faut-il dire BRAVO aux médecins de ville qui triplent le tarif de base de la Sécurité Sociale pour leurs consultations, alors que selon les mutuelles, les assurés ne sont parfois remboursés que sur le tarif prévu par la Sécurité Sociale, pour des cotisations extrêmement chères?
Faut-il dire BRAVO aux autorités qui pourraient supprimer des services de réanimation néonatale par exemple, parce que ceux-ci sont déficitaires, car pour le bien des prématurés, ils évitent des ré-intubations (acte reconnu comme enrichissant).
Faut-il dire BRAVO aux magouilleurs qui se font rembourser trois fois ?
NON
Nous sommes dans une société où je ne retrouve plus mes idéaux politiques.