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samedi 23 janvier 2010

Public ou Privé?

Cette semaine, il m'a encore fallu prendre une journée de vacances pour dormir. Je n'arrive toujours pas à tenir le coup cinq jours de suite au travail en ne dormant que 5 heures par nuit. Alors avant de péter un plomb, je fais dans la prévention. Je suis encore trop fragile pour me permettre de retomber dans la tourmente de la déprime.
Et j'avais envie de passer un bon week-end en le commençant reposée.

A ce que disent mes proches, mes collègues, je vais mieux. C'est vrai! Mais il ne se doutent pas de l'énergie qu'il me faut pour garder sourire et flegme. D'autant plus que le flegme n'est pas dans mon caractère. La petite nerveuse qui ronchonne et rigole me ressemble plus.

Je dois prendre rendez-vous dans un service du sommeil. J'hésite entre les 3 services conseillés par le médecin: deux services hospitaliers où il va me falloir attendre 6 mois minimum avant d'avoir un rendez-vous, ou une clinique privée: le délai d'attente devrait être moindre, mais le coût énorme vu que ma mutuelle ne rembourse pas les dépassements d'honoraires.

Mais je vais peut-être faire cet effort financier, la dernière fois ça m'a évité une opération inutile.

J'ai consulté le généraliste pour des fourmillements dans les doigts (22 euros non remboursés) qui m'a envoyée chez le rhumatologue (40 euros non remboursés), qui m'a adressée à un neurologue (60 euros non remboursés; à nouveau le rhumatologue (30 euros non remboursés car j'ai fait une remarque sur le coût de la consultation) qui m'a adressée à un orthopédiste.
J'ai d'abord choisi l'hôpital (j'avais déjà dépassé les 150 euros de ma poche). Mais j'en suis repartie en ayant eu l'impression d'avoir eu à faire à un boucher: son boulot a priori c'est opérer plus que soigner. J'ai failli partir en courant lorsque le "boucher" la main tendue  a dit à l'externe "agrafeuse", comme s'il était en salle d'opération. Et le pauvre petit externe est allé vite fait bien fait chez la secrétaire pour apporter la fameuse "brocheuse". Le chirurgien n'avait pas bougé au retour de l'externe, il ne l'a par regardé, pas remercié et a agrafé mon dossier en me fixant une date d'opération.
Je n'étais pas convaincue du tout et surtout l'antipathie vis à vis du "boucher" m'a fait changer d'avis.



Alors j'ai pris le chemin d'une clinique privée ou un médecin digne du titre d'être humain, m'a dit qu'il n'y avait aucune raison d'opérer que le problème venait d'une mauvaise position pas d'un nerf qui coince dans un canal rétréci... et j'ai porté une orthèse pour dormir durant 6 semaines, pas très pratique mais efficace. Et faite sur mesure! Un peu dans ce style, mais avec un angle de flexion  correspondant à un bras presque tendu.


Ca m'a coûté 100 euros de plus, mais j'ai évité une longue et douloureuse rééducation après une opération n'ayant pas un taux de réussite excellent.
Et le port de cette orthèse a été très efficace.

Je vais sans doute choisir l'option clinique privée pour ressembler à ça :



sans craindre qu'un maniaque du bistouri ait une envie brutale de trépanation! Même si les égyptiens étaient déjà doués pour ça il y a quelques 4000 ans.




Je saurai enfin si je fais des apnées (je sais que j'oublie parfois de respirer dans mes longues phases d'essais d'endormissement), du somnambulisme (comme lorsque je retrouve une page de journal arrachée en m'éveillant le matin) et si j'ai des phases de sommeil profond et paradoxal "normales". Tout ce qui pourrait expliquer que je m'éveille souvent plus fatiguée qu'en me couchant.




vendredi 6 novembre 2009

FRANCE, vaccin nachin-nénin et gros sous

Alors j'y vais ou je n'y vais pas??
Ou bien? On ne voudra pas de moi? parce que avec trop peu de risque.
Même si je ne suis pas en contact avec des patients, je travaille dans un hôpital et à côté du Service de pédiatrie générale.

Finalement  peut-être que ça tombe à pic mon arrêt maladie!


REVUE DE PRESSE:


« Grippe A : coup d’envoi à la campagne de vaccination »
Les Echos, Le Parisien, Libération, Le Monde


Les Echos rappelle en effet que « les premières convocations pour la vaccination [de masse] arrivent ce week-end ».
« Il s'agit d'abord de l'entourage des nourrissons âgés de moins de 6 mois, leur famille et les professionnels de la petite enfance. Sont également convoqués les professionnels de santé et des maisons de retraite et les personnes de moins de 65 ans qui souffrent de maladies respiratoires ou infectieuses », soit « 6 millions de personnes à risque », poursuit le journal.
Le quotidien ajoute que « les centres de vaccination ouvrent leurs portes jeudi prochain », puis relève que les personnels des hôpitaux, qui « ont commencé à se faire vacciner le mois dernier », « ne se pressent pas ».
Les Echos constate qu’« en 2 semaines, seulement 40.000 à 50.000 employés des établissements de santé ont répondu à l'appel, sur une population totale de 800.000 personnes visées. La participation est même nettement inférieure à celle qui est constatée pour la vaccination contre la grippe saisonnière ! ».
Le journal observe que « l'épidémie poursuit pourtant sa progression, selon l'InVS. La hausse du nombre de passages aux urgences pour grippe s'est poursuivie la semaine dernière (+ 32,5%) et 39 personnes ont été hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs ».
Les Echos rappelle que « les autorités sanitaires recommandent actuellement deux doses par personne. […] Le ministère de la Santé espère qu'il ne faudra qu'une seule dose finalement, mais on manque encore du recul nécessaire ».
Le quotidien souligne par ailleurs que, « fardeau pour les finances publiques, la grippe A (H1N1) va au contraire améliorer les comptes des laboratoires pharmaceutiques ».
Le journal note ainsi que l’épidémie « va rapporter 1,6 milliard de dollars de chiffre d'affaires supplémentaire à GlaxoSmithKline, entre 400 à 700 millions à Novartis, et 500 millions à Sanofi-Aventis ».
De son côté, Le Parisien conseille à ses lecteurs : « Dopez votre système immunitaire ».
Le journal remarque en effet qu’« avec la rentrée scolaire et la baisse des températures, l’épidémie risque de s’intensifier un peu plus ».
Le quotidien se penche sur « les probiotiques contre le rhume et la grippe saisonnière », ou encore sur « les huiles essentielles pour assainir l’air ».
Et Le Monde publie un supplément qui résume en « 100 questions » ce que l’on sait sur la grippe A H1N1, de la vie quotidienne à la vaccination, en passant par l’école et l’entreprise.
Le journal fait ainsi le point sur les « questions légitimes » et les « constructions délirantes » qui « ont fleuri » ces derniers mois.
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
TSAVO PRESSE

jeudi 24 septembre 2009

En parcourant les blogs ...

En lisant les billets de lionne, drew ou galadriel, je me suis aperçue que les systèmes de soins que ce soit au Canada ou en France, merdouillaient sérieux.


Je ne sais toujours pas comment l'ami de Drew a réussi à obtenir un rendez-vous aussi rapidement chez nous, à moins qu'il ne se soit adressé à une clinique privée dans laquelle les coûts sont équivalents à ceux pratiqués au Canada, parce que moi je dois attendre plus de 6 mois pour aller faire enregistrer "une nuit de sommeil" à l'hôpital public. Mais effectivement ça ne va pas me coûter cher.
Enfin vu les réformes en cours, ça ne va pas durer:  le déficit de la Sécurité Sociale atteint plusieurs milliards d'euros et ce fameux système tant envié va finir par se casser la gueule tout bonnement.

J'imagine le désarroi et l'énervement de Lionne tant il est difficile de trouver un endroit où consulter en urgence.
La  majorité des  médecins généralistes ne reçoit plus que sur rendez-vous (merci de s'y prendre 10 jours à l'avance) ... Où sont passés les médecins de famille dévoués d'antant?
Il reste donc deux solutions en cas de fièvre et de toux, parce que quand même on n'appelle pas le SAMU où les pompiers pour ça ...
- soit on va à l'hôpital ... où on se fait engueuler parce qu'on n'est pas un cas d'urgence d'hôpital...
- soit on attend 22 heures et on appelle SOS médecin et on paie le tarif +++.
J'ai une jeune collègue T qui a été dans ce cas il y a quelques jours. En cette période de nachin-nénin, elle a voulu consulté aux premiers symptômes.
[Avec les médias et les autorités qui paniquent le monde plus que de l'informer vraiment (est-ce un bon conseil quand une publicité lancée par le ministère de la Santé dit que faute de mouchoir ... l'essuyage dans sa manche est préconisé! SI, SI, SI. ?????).]
Donc T appelle son médecin traitant. Pas de rendez-vous possible avant cinq jours: il lui conseille d'aller à l'hôpital. Ce qu'elle fait.

Elle va donc à l'hôpital, où dès le seuil des admissions franchi, elle se rend compte qu'elle n'a rien à faire là, mais attend scrupuleusement qu'une infirmière la voit pour la "trier". Et là elle se fait remonter les bretelles par l'infirmière qui lui dit qu'elle n'a rien à faire aux urgences et qu'elle aille voir son médecin traitant. Retour à la case départ.
Heureusement ce n'était pas grand chose, elle a guéri sans médicaments. 

A lire  Le trou de la SECU

jeudi 20 août 2009

Lecture qui fait réfléchir

provenance de la photo:
http://www.chu-nantes.fr/images/photos/0005/img_1219070749300.gif



Pendant cette dizaine de jours de vacances, j'ai lu un des derniers thrillers médicaux de Robin Cook, un des grands maîtres en la matière!
D'abord j'ai suivi les balades à vélo en plein Manhattan d'un des deux héros, traversant Central Park à ses côtés. Puis je me suis accrochée à l'intrigue, revêtant le rôle de la légiste qui veut trouver l'origine de ces morts en série inexplicables survenues au Manhattan General Hospital.
Très vite j'ai découvert, bien avant le dénouement, que la compagnie d'assurance maladie était impliquée. Mais de là à imaginer que ces morts découlaient d'une forme d'eugénisme permettant aux compagnies d'assurances de se mettre de l'argent dans les poches!
Supposez que votre ADN soit porteur d'un gène "défaillant", multipliant par 50 votre risque de développer une maladie jugée "coûteuse", vous êtes jeunes et en bonne santé et vous vous retrouvez soudain sur un siège éjectable, direction l'ultime voyage! … un conseil: gagnez au loto ou bien relisez votre contrat d'assurance et changez de compagnie.

C'est vrai que le système américain n'a rien de commun avec notre régime de sécurité sociale "à la française" qui, jusqu'à peu même s'il était déficitaire, avait le mérite de donner accès aux soins d'une manière égalitaire ou presque.
Mais attention, tout culbute, avec cette course mondiale aux profits; nous sommes déjà sur une pente dangereuse encouragée par notre gouvernement. Evident qu'il fallait réglementer pour éviter les abus du côté patients comme du côté soignants: surconsommation médicamenteuse, congés maladie non fondés, fraude, etc.
Mais permettre à des sociétés privées ou publiques (assurances, cliniques privées, hôpitaux, médecins de ville et autres métiers paramédicaux) de faire des bénéfices monstrueux en ce qui concerne notre santé me semble immoral et contredit une notion de "bonne" Santé Publique.
Faut-il dire BRAVO aux médecins de ville qui triplent le tarif de base de la Sécurité Sociale pour leurs consultations, alors que selon les mutuelles, les assurés ne sont parfois remboursés que sur le tarif prévu par la Sécurité Sociale, pour des cotisations extrêmement chères?
Faut-il dire BRAVO aux autorités qui pourraient supprimer des services de réanimation néonatale par exemple, parce que ceux-ci sont déficitaires, car pour le bien des prématurés, ils évitent des ré-intubations (acte reconnu comme enrichissant).
Faut-il dire BRAVO aux magouilleurs qui se font rembourser trois fois ?
NON
Nous sommes dans une société où je ne retrouve plus mes idéaux politiques.